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Porté par le vent, le nomade vit sur quatre roues, il refuse de s'embarrasser de racines mais réclame, paradoxalement, une halte, une clairière, une aire à soi, pour soi. Son habitat instable se confronte, pour un temps, à la réalité. L'éphémère urbain s'inscrit comme événement modifiant le visage de la ville, une confrontation de deux mondes opposés, deux échelles, deux rythmes, matières et dématérialisations, ombres et lumières, mouvements et fixités. La petite ville de Versoix, dans le canton de Genève, accueille depuis 1964, une aire de séjour pour les nomades. Un village habité par des forains et gens du voyage, deux communautés dans une cohabitation. Un cas dans un contexte, un village dans une ville, une problématique découverte, celle de leur relogement au lieu dit de la Becassière (Versoix) et le projet d'Urbaplan: un plan pensé dans le souci d'offrir aux nomades un territoire mieux adapté à leurs besoins avec de meilleures conditions de vie. Un projet qui se révèle être l'antithèse du nomadisme, un fragment de ville exclue, un lotissement fixe, contenu et fortement délimité. Le mouvement ne le traverse plus, le vent non plus … Le projet suivant tente de repenser le plan de relogement existant: proposer un ancrage à la ville et projeter la forme de l'éphémère: vibrante, incomplète et ouverte.