Maladie des membranes hyalinesLa maladie des membranes hyalines (MMH) est une des causes principales de détresse respiratoire du nouveau-né. Elle est liée à une immaturité pulmonaire avec défaut en surfactant pulmonaire et affecte préférentiellement le nouveau-né prématuré. Elle est responsable d'un tableau de détresse respiratoire nécessitant une oxygénothérapie et le plus souvent des mesures d'assistance respiratoire. Son apparition peut être prévenue (ou son évolution écourtée) par l'administration de corticostéroïdes qui aident à la maturation pulmonaire.
Maladie respiratoirevignette|Prévalence des maladies respiratoires dans le monde (selon DALY/OMS 2004) Une maladie respiratoire est une maladie qui touche l'appareil respiratoire ou qui provoque des troubles de la respiration. L'étude des maladies respiratoires est connue sous le nom de pneumologie. Les maladies respiratoires ont sans doute toujours existé, mais elles ont évolué. Jusqu'à la révolution industrielle, la médecine traitait des maladies phtisiologiques et essentiellement la tuberculose, la grippe et quelques autres infections respiratoires endémiques de nombreuses régions habitées par l'homme.
Insuffisance respiratoireEn médecine, l'insuffisance respiratoire désigne l'incapacité de l'appareil respiratoire à assumer correctement sa fonction, à savoir l’hématose. Elle peut être aiguë (on parle alors de détresse respiratoire) ou chronique, et plus ou moins grave. Le traitement symptomatique est le plus souvent l'oxygénothérapie, mais il peut nécessiter une ventilation mécanique.
Syndrome de détresse respiratoire aiguëLe syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une cause de détresse respiratoire par œdème pulmonaire lésionnel. Le SDRA est défini par l'association de quatre critères : détresse respiratoire depuis moins d'une semaine, opacités pulmonaires bilatérales sur la radiographie thoracique ou la tomodensitométrie (TDM), pas d'argument pour une cause cardiaque d'œdème pulmonaire, et hypoxémie. Le SDRA est causé par une atteinte de la membrane alvéolocapillaire, dont la capacité d'échanges gazeux chute radicalement.
DyspnéeLa dyspnée est une gêne respiratoire ressentie par le patient. Elle doit être distinguée d'une détresse respiratoire ou d'une insuffisance respiratoire dont elle n'est pas forcément synonyme. On distingue plusieurs types de dyspnées avec 3 caractéristiques principales : la difficulté à inspirer de l'air (ou faire entrer de l'air dans ses poumons), ou dyspnée inspiratoire ; et la difficulté à expirer de l'air (ou faire sortir de l'air de ses poumons), ou dyspnée expiratoire ; la dyspnée aux 2 temps, inspiratoire et expiratoire.
Bronchopneumopathie chronique obstructiveLa , abrégée BPCO, est un groupe de maladies chroniques systémiques respiratoires, affectant souvent les bronches puis les poumons. Au Canada, la maladie est aussi appelée (MPOC). Sa prévalence est difficile à estimer à cause du sous-diagnostic, mais elle constitue la troisième cause de décès dans le monde avec de décès en 2019, touchant pour 80 % des pays peu ou moyennement développés. En France, cette pathologie aurait fortement augmenté depuis quelques décennies (probablement pour partie en lien avec le vieillissement de la population, le tabagisme et la pollution de l'air).
Tension superficiellevignette|et aux gerridés de se déplacer à la surface d'une mare. La tension superficielle est un phénomène physico-chimique lié aux interactions moléculaires d'un fluide. Elle résulte de l'augmentation de l'énergie à l'interface entre deux fluides. Le système tend vers un équilibre qui correspond à la configuration de plus basse énergie, il modifie donc sa géométrie pour diminuer l'aire de cette interface. La force qui maintient le système dans cette configuration est la tension superficielle.
Emphysème pulmonaireright|thumb|Coupe d'un poumon emphysémateux (emphysème post-tabagique). L’emphysème pulmonaire (ou plus simplement emphysème) est une maladie pulmonaire des voies aériennes distales caractérisée par la destruction de la paroi des alvéoles (septa). Il est souvent associé à la catégorie des BPCO (ou MPOC). À l'imagerie, on distingue quatre types d'emphysème : Centrolobulaire ou central, atteignant le centre des lobules secondaires ; Panlobulaire, atteignant la totalité du lobe secondaire ; Paracicatriciel au décours de lésion pulmonaire ; Paraseptal qui est sous-pleural.
Appareil respiratoirevignette|Appareil respiratoire humain L'appareil respiratoire, appelé aussi système respiratoire, est l'ensemble des organes de l'organisme qui permet d'acheminer le dioxygène () de l’extérieur (air ou eau) vers les cellules et d'éliminer le dioxyde de carbone () produit durant la respiration cellulaire. Car pour produire de l’énergie, les cellules utilisent de l' et rejettent du . Ces cellules n'ont souvent pas d’accès direct à l', car elles sont enfouies dans le corps.
Ventilation liquidienneLa ventilation liquidienne, ou ventilation liquide, est une technique de ventilation mécanique consistant à remplir le poumon avec un composé perfluorocarbure (PFC) liquide. Certains des PFC ayant une grande capacité de dissolution de dioxygène et de dioxyde de carbone il est possible (sous certaines conditions) de maintenir les échanges gazeux. Selon que le remplissage des poumons est partiel ou total, on parle de ventilation liquidienne partielle ou de ventilation liquidienne totale.
Lavage bronchoalvéolaireLe lavage bronchoalvéolaire est une méthode d'aide au diagnostic médical, développée par Finley et Reynolds, consistant à injecter dans les bronches et les alvéoles pulmonaires une solution () de liquide physiologique stérile à , ou un agent mucolytique. On récupère ensuite ce liquide ce qui permet d'effectuer certains examens à la recherche d'infections ou d'autres pathologies. Le lavage bronchoalvéolaire représente une méthode d'exploration des territoires alvéolaires, c'est-à-dire du « poumon profond ».
Substitut sanguinLes substituts sanguins sont des solutions capables, jusqu'à un certain point, de compenser la perte sanguine à la suite d'une hémorragie. Quand l’hémorragie est trop importante (> à 40 %), en plus de la restauration de la volémie, il faut rétablir le transport de l’oxygène et donc l’oxygénation des organes. À noter que les solutions destinées à compenser le volume sanguin sans apporter des transporteurs d'oxygène (solutions colloïdes...), ne sont, par définition, pas des substituts sanguins.
Virus respiratoire syncytialLe virus respiratoire syncytial, Human orthopneumovirus, (VRS, ou HRSV pour Human Respiratory Syncytial Virus ; de syncytium) est la cause la plus fréquente, dans le monde, d'infections respiratoires des jeunes enfants. Très contagieux, ce virus infecte principalement les nourrissons âgés de moins de deux ans. Chez l'adulte, l'infection à VRS est rare, bénigne (sauf chez le sujet âgé), elle est responsable d'une rhinite ou d'un syndrome pseudogrippal.
Trouble ventilatoire obstructifUn trouble ventilatoire obstructif, ou syndrome obstructif pulmonaire, se caractérise par une limitation des débits dans l'arbre bronchique, qui se traduit par une augmentation des résistances aériennes. Le diagnostic se fait lors d'une exploration fonctionnelle respiratoire (EFR), qui montre : VEMS/CV (coefficient de Tiffeneau) diminué d'au moins 10 % par rapport aux valeurs prédites (en pratique
Système CGSLe système CGS est un système d'unités de mesure des grandeurs physiques, où les unités de base de la mécanique sont le centimètre (pour les longueurs), le gramme (pour les masses) et la seconde (pour les temps). Pour les unités électriques et magnétiques, il existe plusieurs variantes, dont le système CGS-UES (électrostatique), le système CGS-UEM (électromagnétique), le système d'unités de Gauss et le . Le système CGS est proposé par la British Association for the Advancement of Science en 1874.
Extracellular fluidIn cell biology, extracellular fluid (ECF) denotes all body fluid outside the cells of any multicellular organism. Total body water in healthy adults is about 60% (range 45 to 75%) of total body weight; women and the obese typically have a lower percentage than lean men. Extracellular fluid makes up about one-third of body fluid, the remaining two-thirds is intracellular fluid within cells. The main component of the extracellular fluid is the interstitial fluid that surrounds cells.
Acute exacerbation of chronic obstructive pulmonary diseaseAn acute exacerbation of chronic obstructive pulmonary disease, or acute exacerbations of chronic bronchitis (AECB), is a sudden worsening of chronic obstructive pulmonary disease (COPD) symptoms including shortness of breath, quantity and color of phlegm that typically lasts for several days. It may be triggered by an infection with bacteria or viruses or by environmental pollutants. Typically, infections cause 75% or more of the exacerbations; bacteria can roughly be found in 25% of cases, viruses in another 25%, and both viruses and bacteria in another 25%.
Mucusvignette|Chez quelques espèces d'insectes, dont Lilioceris lilii, les larves s'enveloppent d'un mélange de mucus, d'excréments et d'exuvies imprégnés de molécules antibiotiques ou répulsives pour la plupart de leurs prédateurs. L'odeur de ce manteau d'excretas et d'exuvies attire néanmoins des prédateurs spécialisés qui ont probablement coévolué avec ces insectes.
Contusion pulmonaireA pulmonary contusion, also known as lung contusion, is a bruise of the lung, caused by chest trauma. As a result of damage to capillaries, blood and other fluids accumulate in the lung tissue. The excess fluid interferes with gas exchange, potentially leading to inadequate oxygen levels (hypoxia). Unlike pulmonary laceration, another type of lung injury, pulmonary contusion does not involve a cut or tear of the lung tissue. A pulmonary contusion is usually caused directly by blunt trauma but can also result from explosion injuries or a shock wave associated with penetrating trauma.
HystérésisL'hystérésis (ou hystérèse), du grec grc (« après », « plus tard »), substantif féminin, est la propriété d'un système dont l'évolution ne suit pas le même chemin selon qu'une cause extérieure augmente ou diminue. Soit une grandeur cause notée C produisant une grandeur effet notée E. On dit qu'il y a hystérésis lorsque la courbe E = f(C) obtenue à la croissance de C ne se superpose pas avec la courbe E = f(C) obtenue à la décroissance de C.