Cycle économiquevignette|Cycle économique Un cycle économique est, en économie, une période d'une durée déterminée, correspondant plus ou moins exactement au retour d'un même phénomène de croissance et de récession. Le système économique fonctionne de manière cyclique, c'est-à-dire par la répétition de motifs où s'enchaînent des pics et des creux, correspondant à des phases d'accélération et de décélération (voir de chute) de la croissance.
Taux d'intérêt réelEn économie et en sciences actuarielles, le taux d'intérêt réel est le taux d'intérêt nominal auquel on doit effectuer une correction afin qu'il tienne compte du taux d'inflation et de la prime de risque. Avec un taux d'intérêt nominal et un taux d'inflation , tous deux mesurés sur une même période, l'équation du taux d'intérêt réel, noté , sur cette période est la suivante: Il est possible, de façon intuitive, d'approximer le taux d'intérêt réel de la façon suivante : En fait, cette équation approximative peut être déterminée ex post grâce à l'équation de Fisher : Où est le taux d'intérêt réel, le taux d'intérêt nominal, et le taux d'inflation.
Resserrement du créditEn sciences économiques, un resserrement du crédit (ou pénurie de crédit voire un étranglement du crédit – on emploie également le terme anglais credit crunch) est une limitation ou une raréfaction du crédit offert aux entreprises et aux particuliers, ou une forte hausse des coûts liés à l’endettement (hausse des taux d'emprunt, besoin de fortes garanties pour obtenir un prêt, etc.) Le phénomène est parfois concomitant avec une crise de liquidité, mais ce n’est pas toujours le cas (une crise de liquidité est un refus des banques et autres établissements financiers à se prêter de l’argent, c’est-à-dire des liquidités, entre eux).
Intérêt (finance)En finance, l'intérêt est la rémunération d'un prêt, sous forme généralement d'un versement périodique de l'emprunteur au prêteur. Pour le prêteur, c'est le prix de sa renonciation temporaire à la liquidité. Pour l'emprunteur, c'est un coût correspondant à une utilisation anticipée. Une épargne rémunérée par un intérêt est assimilable à un prêt fait à un emprunteur, comme une banque ou l'organisme bénéficiaire de cette épargne. Taux d'intérêt L'intérêt est proportionnel au capital et croît avec le temps couru.
Ciblage d'inflationLe ciblage d'inflation est une politique économique par laquelle une banque centrale rend public un objectif d'inflation de moyen terme et met en œuvre ses outils pour l'atteindre. Le ciblage d'inflation a succédé au ciblage de la masse monétaire, qui s'était révélé inefficace. Le ciblage d'inflation est utilisé depuis plusieurs décennies, à la suite de la publication d'études mettant en lumière le rôle bénéfique de la stabilité monétaire, qui exige que l'inflation probable soit connue d'avance par les agents économiques.
Parité des taux d'intérêtLa parité des taux d'intérêt peut être couverte ou non couverte. Ces identités définissent le lien entre les taux d'intérêt et les taux de change. La parité des taux d’intérêt indique que les taux de change présents et futurs incluent le différentiel de taux d’intérêt. Elle suppose l’égalité des rendements nets sur les actifs financiers nationaux et étrangers comparables, garantit un taux de change d’équilibre.
Neutralité de la monnaieLa neutralité de la monnaie est une théorie économique selon laquelle la monnaie ne peut avoir d'effets réels sur l'économie. Autrement dit, la gestion de la masse monétaire ne peut faire qu'augmenter le niveau des prix (causer une inflation ou une déflation), mais elle ne peut stimuler la production, la consommation, etc. La neutralité de la monnaie est au fondement de la dichotomie classique soutenue par l'école classique. La neutralité de la monnaie est l'hypothèse selon laquelle la monnaie ne saurait affecter les variables réelles de l'économie.
Théorie du cycle du créditLa théorie du cycle du crédit est une théorie économique selon laquelle les cycles économiques sont causés ou amplifiés par l'octroi de crédit dans le système économique. Le cycle du crédit est un cadre théorique qui permet de rendre compte du lien entre l'octroi de prêts par les banques et les cycles économiques. La théorie du cycle du crédit permet d'expliquer l'instabilité financière du système capitaliste par le biais de la cyclicité de la production de crédits par les banques.
Adjustable-rate mortgageA variable-rate mortgage, adjustable-rate mortgage (ARM), or tracker mortgage is a mortgage loan with the interest rate on the note periodically adjusted based on an index which reflects the cost to the lender of borrowing on the credit markets. The loan may be offered at the lender's standard variable rate/base rate. There may be a direct and legally defined link to the underlying index, but where the lender offers no specific link to the underlying market or index, the rate can be changed at the lender's discretion.
Dichotomie classiqueLa dichotomie classique est, en économie, une prise de position théorique selon laquelle il existe une séparation nette entre, d'une part, la sphère réelle de l'économie et la sphère monétaire. La sphère réelle est composée des variables réelles, comme la consommation, l'investissement ou encore l'emploi, là où la sphère monétaire est celle de la monnaie, qui n'affecte en rien les valeurs réelles. Cette position théorique a été soutenue par l'école classique.
Taux d'intérêtLe taux d'intérêt d'un prêt ou d'un emprunt fixe la rémunération du capital prêté (exprimée en pourcentage du montant prêté) versée par l'emprunteur au prêteur. Le taux et les modalités de versement de cette rémunération sont fixés lors de la conclusion du contrat de prêt. Ce pourcentage tient compte de la durée du prêt, de la nature des risques encourus et des garanties offertes par le prêteur. Les taux d'intérêt sont utilisés dans de multiples domaines, des instruments financiers jusqu'aux produits d'épargne (compte d'épargne), en passant par les obligations.
Évaluation des politiques publiquesL’évaluation des politiques publiques en tant que nouvel outil d’aide à la décision publique est apparue aux États-Unis dans les années 1960 avant de se développer au Royaume-Uni, dans les pays scandinaves puis dans les autres démocraties occidentales vingt ans plus tard, notamment à l’initiative de la Commission européenne, qui en a fait une exigence règlementaire systématique dans le cadre des financements alloués aux États membres à partir des années 1990.
Politique monétaireLa politique monétaire est la politique publique menée par l'autorité monétaire (en général, la banque centrale). Elle a souvent vocation à assurer la stabilité des prix, le plein-emploi ou encore la stabilité du taux de change. La politique monétaire exploite un certain nombre de canaux de transmission tels que le taux d'intérêt, le taux de change ou les valeurs boursières. Elle se distingue de la politique budgétaire. Ces deux politiques interagissent et forment ensemble le policy-mix.
Croissance économiquethumb|upright=2|Contribution (en %) de la croissance des pays à celle mondiale (2011). La croissance économique désigne la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée, généralement une longue période. En pratique, l'indicateur le plus utilisé pour la mesurer est le produit intérieur brut (PIB). Il est mesuré « en volume » ou « à prix constants » pour corriger les effets de l'inflation. Le taux de croissance, lui, est le taux de variation du PIB.
Taux de changeLe taux de change d'une devise (une monnaie) est le coût (autrement dit le prix) de cette devise par rapport à une autre. On parle aussi de la « parité d'une monnaie ». Mais ce dernier mot constitue un faux-ami très gênant avec l'anglais « parity » qui indique une égalité absolue. Les taux de change, cotés sur les marchés des changes, varient en permanence ; ils varient également en fonction de la place de cotation Par exemple, le taux de change de l'euro en dollar américain sera noté : EUR/USD (ou EURUSD) = 1,3120 (ce qui signifie que vaut américain), alors que le taux de change du dollar en yen sera noté USD/JPY (ou USDJPY) = 101,2954.
Théorie des cycles réelsLa théorie des cycles réels (en anglais : Real Business Cycle Theory) est une théorie économique qui vise à expliquer les cycles économiques par des fluctuations des niveaux de productivité. Les cycles économiques seraient liés à des chocs de productivité, liés par exemple à l'irruption d'une innovation dans les processus de production. La théorie des cycles réels appartient au courant de la nouvelle économie classique. La théorie des cycles réels est une théorie développée par Finn E. Kydland et Edward C.
Politique publiqueUne politique publique est une intervention de l'État ou d'une autre autorité publique (banque centrale, collectivité territoriale, ...) afin d'avoir un effet sur la société ou un territoire. Les politiques publiques sont la modalité d'action de la puissance publique. Jean-Claude Thoenig définit les politiques publiques comme les . Le terme prend un sens différent selon la discipline qui l'utilise.
Théorie du revenu permanentLa théorie du revenu permanent est une théorie économique selon laquelle les choix effectués par les consommateurs sont dictés non pas par leur revenu effectif actuel, mais par leur estimation de revenu à long terme. Ce dernier intègre les revenus passés, présents et futurs. Par la même occasion, Friedman introduit en économie la notion de revenu et consommation permanente. Cette théorie s'oppose à la fonction de consommation keynésienne de la propension à consommer. Elle a été conceptualisée par Milton Friedman en 1957.
Swap de taux d'intérêtUn swap de taux d'intérêt (en anglais : Interest Rate Swaps ou IRS) est un produit dérivé financier, dont l'appellation officielle en français est « contrat d'échange de taux d'intérêt ». Voir les articles généraux : swap et produit dérivé. Le marché des swaps standards (plain vanilla en anglais) contre taux IBOR constitue le deuxième plus important marché des taux d'intérêt à moyen et long terme, derrière celui des emprunts d'État et futures sur emprunts d'État.
CréditUn crédit est une mise à disposition d'argent sous forme de prêt, consentie par un créancier (prêteur) à un débiteur (emprunteur). Pour le créancier, l'opération donne naissance à une créance sur l'emprunteur, en vertu de laquelle il pourra obtenir remboursement des fonds et paiement d'une rémunération (intérêt) selon un échéancier prévu. Pour l'emprunteur, qu'il s'agisse d'une entreprise ou d'un particulier, le crédit consacre l'existence d'une dette et ouvre la mise à disposition d'une ressource financière à caractère temporaire.