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La scène Queer genevoise a vécu sa période d’effervescence dans les années 80-90 mais celle-ci tend à disparaitre aujourd’hui. Situé sur l’emplacement de l’unique squat LGBTQ* maintenant démoli, le projet s’insère comme symbole de la culture « Queer « genevoise. Favorisant ainsi une visibilité positive, il se place également comme « safe-space » pour cette communauté. L’idée de fournir un lieu d’accueil, de soutien et de protection est la raison qui a mené au développement de typologies d’habitations communautaires. Le projet propose une mixité de programmes afin de vivre l’entre-soi et favoriser la rencontre. Ainsi, des locaux pour l’implantation d’associations luttant pour l’inclusivité cohabitent avec du logement, à plus ou moins long terme, et des espaces collectifs. La volonté d’épaissir la limite entre l’espace public ouvert à la ville et celui privé, lieu du repli et de l’intime, a mené à développer une multitude d’espaces interstitiels où la vie en communauté se crée. Cela se développe par succession de seuils, mais aussi par une non-permanence programmatique et une interpénétration de codes urbains dans l’espace domestique. Ainsi le projet propose différentes manières d’habiter pour des personnes désirant partager un même mode de vie.