Enzyme digestiveUne enzyme digestive a pour fonction de dégrader les macromolécules biologiques en libérant les petites unités moléculaires (monomères) qui les constituent afin de faciliter leur assimilation par l'organisme. Ces enzymes se trouvent d'une part dans l'appareil digestif humain, dans celui des animaux et dans les pièges des plantes carnivores, où elles participent à la digestion de la nourriture, et d'autre part à l'intérieur même des cellules, essentiellement dans un organite appelé lysosome, où elles participent au métabolisme cellulaire en permettant le recyclage des biomolécules.
Digestionvignette|Système digestif. La digestion est un mode de transformation mécanique et chimique des aliments en nutriments assimilables ou non par l'organisme. Par définition, la digestion est un processus présent chez tous les organismes hétérotrophes. Cette digestion se réalise dans un système digestif qui peut correspondre à une simple vacuole digestive d'une eubactérie, ou se spécialiser comme c'est le cas des mammifères ruminants (bovins, moutons, cervidés).
Appareil digestif humainthumb|350px| Appareil digestif de l'être humain Le système gastro-intestinal (ou appareil digestif) est le système d'organes des animaux pluricellulaires qui prend la nourriture, la digère pour en extraire de l'énergie et des nutriments, et évacue le surplus en matière fécale. La digestion est importante pour décomposer les aliments en nutriments, que le corps utilise pour l'énergie, la croissance et la réparation des cellules. Quand on mange, les aliments sont mâchés et transformés en grosses molécules.
Suc gastriqueLe suc gastrique est le liquide biologique produit par les glandes de la paroi de l'estomac (glandes gastriques). Il participe à la digestion à la sortie de l'estomac, dans le duodénum, en réduisant de grandes portions d'aliments en de plus petites, qui pourront ensuite être brisées et absorbées dans les intestins par les villosités intestinales. C'est Lazzaro Spallanzani qui, le premier, a établi grâce à deux expériences que le suc gastrique attaquait la viande. Les principales études qui suivirent furent celles d'Ivan Pavlov.
EstomacL' (en grec ancien στόμαχος) (aussi appelé poche stomacale) est la portion du tube digestif en forme de poche, située entre l’œsophage et le duodénum. L'œsophage reçoit les aliments mâchés dans la bouche et déglutis dans l'estomac. Chez l’être humain, l’organe est en forme de J majuscule, à l’âge adulte il mesure , contient à vide, et peut contenir jusqu’à . L’estomac est en rapport anatomique avec le foie (à droite), la rate (à gauche), le pancréas (en arrière), le diaphragme (en haut) et les intestins (en bas).
Suc pancréatiqueLe suc pancréatique est un liquide biologique sécrété par le pancréas exocrine dans la lumière digestive. C'est le suc le plus complet. Il est composé de deux constituants principaux : des bicarbonates, sels dont la teneur élevée rend le suc alcalin, c'est-à-dire élève le pH ; des enzymes protéolytiques (trypsine, chymotrypsine, carboxypeptidases) qui hydrolysent les protéines ; des enzymes glycolytiques (α-amylase qui découpe l'amidon des végétaux) qui hydrolysent les sucres ; des enzymes lipolytiques (lipase) qui hydrolysent les triglycérides, les diglycérides et les monoglycérides.
PancréasLe pancréas, prononcé , est un organe situé dans l'abdomen des vertébrés, au niveau du rétropéritoine, en avant de l'aorte et de la veine cave inférieure et en arrière de l'estomac. C'est un organe vital. C'est une glande annexe au tube digestif de type amphicrine, c'est-à-dire à la fois exocrine et endocrine, fonctions assurées par des tissus différents.
Appareil digestifLe système digestif, appelé aussi appareil digestif, est l'ensemble des organes qui chez les êtres vivants a pour rôle d'assurer l'ingestion et la digestion des aliments pour en extraire l'énergie et les nutriments nécessaires à la survie de l'organisme qui sont ensuite absorbés par l'organisme. Ce système est essentiel à la vie des animaux et se retrouve nécessairement pour toutes les espèces. Le rôle de ce système biologique est également d'assurer l'excrétion des matières alimentaires qui n'ont pu être absorbées par l'organisme.
Cellule pariétaleLes cellules pariétales (ou oxyntiques ou cellules bordantes) font partie des différentes cellules composant la paroi des glandes gastriques. Elles sécrètent de l'acide chlorhydrique (HCl) grâce aux pompes H+/K+ ATPase et aux canaux chlore, ainsi que le facteur intrinsèque, nécessaire à l'absorption de la vitamine B12. Les cellules pariétales sont présentes dans les glandes fundiques de la muqueuse gastrique. Ces glandes fundiques sont des glandes exocrines multicellulaires (plusieurs types cellulaires différents) dont le produit de sécrétion est destiné à la surface interne de l'estomac.
Lithiase biliaireLa lithiase biliaire, ou cholélithiase, est une maladie caractérisée par la présence de calcul biliaire, corps cristallin formé par accrétion ou concrétion de composants normaux ou anormaux de la bile dans la vésicule ou les voies biliaires. Il peut y avoir un ou de multiples calculs biliaires, parfois plus de 100, mesurant de moins d' (soit la taille d'un grain de sable) jusqu'à plus de (la taille d'une balle de golf). La composition des calculs peut varier et dépend de l'âge, du régime alimentaire et de l'ethnie.
Vésicule biliaireLa vésicule biliaire est un organe creux, situé dans l'abdomen contre le foie. Faisant partie des voies biliaires, elle est reliée à la voie biliaire principale par le conduit cystique. La vésicule permet le stockage de la bile et sa restitution au cours de la digestion, particulièrement à la suite d'un repas lourd ou gras. vignette|Rapports anatomiques de la vésicule biliaire (figurée en vert) La vésicule biliaire est un organe creux, piriforme (en forme de poire), de couleur gris-bleu et mesurant chez l'adulte de long pour de large.
Biliary tractThe biliary tract (also biliary tree or biliary system) refers to the liver, gallbladder and bile ducts, and how they work together to make, store and secrete bile. Bile consists of water, electrolytes, bile acids, cholesterol, phospholipids and conjugated bilirubin. Some components are synthesized by hepatocytes (liver cells); the rest are extracted from the blood by the liver. Bile is secreted by the liver into small ducts that join to form the common hepatic duct. Between meals, secreted bile is stored in the gallbladder.
Acide aminévignette|Structure générique d'un acide , classe d'acides aminés majeure en biochimie entrant notamment dans la constitution des protéines. La chaîne latérale est ici représentée par le symbole R en magenta, tandis que le est orangé. vignette| Structure et classification des aminés protéinogènes des eucaryotes. La pyrrolysine n'y figure pas car on ne la trouve que chez certaines archées méthanogènes. vignette|Structure de la gabapentine.
Cancer du pancréasLe cancer du pancréas, ou adénocarcinome pancréatique, est un cancer de la glande pancréatique (située derrière l’estomac et qui sécrète les enzymes digestives). Relativement rare (1,8 % des cancers en France en 2011, soit 9 040 nouveaux cas cette année-là) mais son incidence semble en augmentation récente. Des prédispositions génétiques familiales existent mais n'expliquent que 5 à 10 % des cas.
ConstipationLa constipation (d'après le latin co- : « avec » + stipare : « rendre raide, compact ») est une difficulté à déféquer. Les selles sont alors généralement dures et de petit volume. Plusieurs définitions médicales coexistent, la plus courante est : . La constipation peut notamment être héréditaire. Il s'agit d'une anomalie du contenu des selles : lorsqu'elles ne sont pas assez riches en eau ni en fibres en particulier. Ce type de constipation est courante chez les personnes dénutries : anorexie mentale, dépression, démence ainsi que lors de maladies graves et chroniques.
Colectasievignette|Colectasie ou mégacôlon visible sur un ASP dans le cadre d'une rectocolite hémorragique. La colectasie (aussi appelée mégacôlon) est une dilatation massive du côlon gauche ou transverse, de plus de , ou du cæcum de plus de sans obstruction mécanique. Elle se recherche à l'ASP (Abdomen Sans Préparation).
Îlot de Langerhansright|thumb|Un îlot de Langerhans|upright=1.2 Les cellules des îlots de Langerhans (ou îlots pancréatiques, insulae pancreaticae) sont des cellules endocrines (produisant des hormones) du pancréas regroupées en petits amas (ou îlots) disséminés entre les acini séreux (cavités arrondies débouchant sur le canal pancréatique.) Ces îlots furent décrits en 1868 par le biologiste allemand Paul Langerhans (1847-1888). Ils furent nommés « îlots de Langerhans » en son honneur par Édouard Laguesse, par ailleurs créateur du mot « endocrine ».
AngiocholiteLangiocholite est une infection de la bile sur obstacle lithiasique obstruant la voie biliaire principale. Toute élévation de la pression au-delà de d'eau a pour conséquence une distension des voies biliaires qui se traduit sur le plan clinique par une douleur de type biliaire, la rétention de bile infectée des canalicules biliaires vers les sinusoïdes puis vers la circulation générale à travers le carrefour cavo-sus-hépatique : c'est le reflux cholangio-veineux, avec comme conséquence un ictère et une bactériémie (frissons).
Laxatifvignette|Publicité imagée (1919) Un est un produit accélérant le transit intestinal, ramollissant les selles. On utilise les laxatifs pour combattre la constipation. Ils peuvent être absorbés oralement ou par voie rectale (lavements, suppositoires ou micro-lavements). vignette|Suppositoires de glycérine utilisés comme laxatifs. Ils comprennent les fibres alimentaires, dites insolubles ou de mucilages, dites solubles car faite d'une substance qui se gonfle au contact de l'eau.
Intestin grêlevignette|Schéma de l'intestin grêle dans le système digestif L'intestin grêle est la partie de l'appareil digestif humain située entre l'estomac et le gros intestin (côlon). Il comprend un segment fixe, le duodénum, suivi de deux segments mobiles intrapéritonéaux, le jéjunum puis l'iléon. L'intestin grêle présente trois segments successifs : le duodénum, intra-péritonéal, faisant suite au pylore ; le jéjunum ; l'iléon, sa portion terminale s'achevant par la valvule iléo-cæcale, qui le met en communication avec le cæcum puis le côlon.