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Dans leur processus d'extension, les villes ont plusieurs fois relégué leurs morts hors de leurs limites. Suivant ce procédé, la ville de Fribourg avait choisi le site de Saint-Léonard, l'estimant suffisamment reculé, comme lieu pour son cimetière. Cependant, alors qu'une nouvelle rencontre entre la ville et le cimetière a lieu, leur lien réapparaît. Sans répétition du schéma historique d'éloignement, la nouvelle étape du cimetière est volontairement urbaine. L'espace des morts retrouve sa place au cœur de la ville, sur une terre inoccupée, rattachée à ses extrémités au boulevard de Pérolles. Le site est traversé par trois parcours, ancrés à la ville en leurs points de départ et de fin, rythmés par les rituels. Le chemin d'enterrement, débutant devant la chapelle et se terminant au café du cimetière, permet de lier la cérémonie de l'au revoir, le trajet jusqu'au cimetière, l'ensevelissement et le repas d'enterrement. Le chemin de visite au mort est accessible depuis l'entrée du cimetière où se trouvent également le café et le fleuriste. Le dernier chemin, qui croise le parcours d'enterrement sans jamais le toucher, est un lien entre la Haute-Ville et la Basse-Ville.