Écosystèmethumb|Tapis de Salix glauca sur le Scoresby Sund (Groenland) avec un crâne de bœuf musqué au premier plan, deux espèces caractéristiques de la toundra. En écologie, un écosystème est un ensemble formé par une communauté d'êtres vivants en interaction (biocénose) avec leur environnement (biotope). Les composants de l'écosystème développent un dense réseau de dépendances, d'échanges d'énergie, d'information et de matière permettant le maintien et le développement de la vie.
Service écosystémiqueLes écosystèmes procurent de nombreux services dits services écologiques ou services écosystémiques. Certains étant vitaux pour de nombreuses espèces ou groupes d'espèces (comme la pollinisation), ils sont généralement classés comme bien commun et/ou bien public. Les notions d'évaluation (économique et parfois marchande) de la biodiversité et des services fournis par les écosystèmes, basées sur une vision anthropocentrée de la nature, ont émergé dans les années 1970-1990 avec notamment les travaux de Westman (1977), puis de Randall (1988), Pearce & Moran en 1994 et de Perrings (1995).
SphaigneSphagnum (la Sphaigne) est un genre de mousses de la famille des Sphagnaceae. vignette|Sphagnum magellanicum. Le genre Sphagnum regroupe de à espèces dans le monde, qui forment des tourbières couvrant environ 3 % des terres émergées (habitats humides situés en zone circum-polaire pour la plupart et "tourbières à sphaignes" dispersées en montagne ou sur des substrats lessivés et acidifiés ailleurs). Les Sphagnaceae et les Ambuchananiaceae sont considérées comme les deux seules familles de l'ordre des Sphagnales par certains auteurs.
Ecosystem managementEcosystem management is an approach to natural resource management that aims to ensure the long-term sustainability and persistence of an ecosystem's function and services while meeting socioeconomic, political, and cultural needs. Although indigenous communities have employed sustainable ecosystem management approaches implicitly for millennia, ecosystem management emerged explicitly as a formal concept in the 1990s from a growing appreciation of the complexity of ecosystems and of humans' reliance and influence on natural systems (e.
TourbeLa tourbe est une matière organique fossile formée par accumulation sur de longues périodes de temps de matière organique morte, essentiellement des végétaux, dans un milieu saturé en eau. La tourbe forme la majeure partie des sols des tourbières. Séchée, elle donne un combustible brun à noirâtre qui chauffe moins que le bois et le charbon. L'extraction de la tourbe a été l'une des causes de disparition ou dégradation de nombreuses zones humides, laissant parfois place à de vastes étangs (comme dans le marais audomarois).
Perturbation écologiqueDans le domaine de l'environnement, la notion de perturbation (à ne pas confondre avec celle de « dérangement », plus utilisée dans les contextes légaux), désigne une détérioration naturelle et souvent provisoire de l’environnement ou d'un écosystème. Ce concept a pris une importance croissante dans l'étude des cycles naturels et des habitats.
Espèce ingénieureDans le domaine de l'écologie et plus précisément des interactions biologiques et interactions durables, on parle d' « espèce ingénieure » pour décrire les espèces qui par leur seule présence et activité modifient significativement à fortement leur environnement (souvent sans directement agir sur un autre organisme). Les termes « organisme ingénieur », « ingénieur d'écosystème » et « ingénierie écologique » sont des synonymes. Cette transformation se fait en leur faveur et souvent en faveur d'autres espèces (on parle alors aussi d'espèces facilitatrices).
Hypothèse de perturbation intermédiaireL’hypothèse de perturbation intermédiaire est un terme écologique qui décrit les effets des degrés de perturbations sur la diversité des espèces. Cette hypothèse propose qu’un niveau intermédiaire de perturbation (intensité intermédiaire ou fréquence intermédiaire) donnera la plus grande diversité d'espèces locales. Après une perturbation rare ou de faible intensité (ex. l'action des vagues océaniques), la diversité des espèces diminue à cause de l'exclusion d’espèces compétitives inférieures de la communauté.
Santé-environnementthumb|350px|Un des défis de la santé environnementale est de mieux comprendre les relations systémiques et les effets synergiques et potentialisateurs des milliers de polluants présents dans l'environnement, entre eux et sur les différents organes.Certains effets sont différés (le cancer par exemple), ou sont possibles à de très faibles doses (perturbation endocrinienne), ou sont liés à des prédispositions génétiques.
Environmental degradationEnvironmental degradation is the deterioration of the environment through depletion of resources such as quality of air, water and soil; the destruction of ecosystems; habitat destruction; the extinction of wildlife; and pollution. It is defined as any change or disturbance to the environment perceived to be deleterious or undesirable. Environmental concerns can be defined as the negative effects of any human activity on the environment. The biological as well as the physical features of the environment are included.
Résilience (écologie)alt=|vignette|Colonisation d'un sol incendié par de jeunes plants de pins d’Alep, une espèce résiliente aux feux : ses cônes sérotineux s’ouvrent sous l’action de la chaleur libérant une grande quantité de graines. La résilience écologique est la capacité d'un système vivant (écosystème, biome, population, biosphère) à retrouver les structures et les fonctions de son état de référence après une perturbation. Une faible résilience peut conduire un système écologique, à changer profondément de structure et de fonctionnement après une perturbation.
MireA mire, peatland, or quagmire is a wetland area dominated by living peat-forming plants. Mires arise because of incomplete decomposition of organic matter, usually litter from vegetation, due to water-logging and subsequent anoxia. All types of mires share the common characteristic of being saturated with water, at least seasonally with actively forming peat, while having their own ecosystem. Like coral reefs, mires are unusual landforms that derive mostly from biological rather than physical processes, and can take on characteristic shapes and surface patterning.
Ecosystem modelAn ecosystem model is an abstract, usually mathematical, representation of an ecological system (ranging in scale from an individual population, to an ecological community, or even an entire biome), which is studied to better understand the real system. Using data gathered from the field, ecological relationships—such as the relation of sunlight and water availability to photosynthetic rate, or that between predator and prey populations—are derived, and these are combined to form ecosystem models.
Écosystème aquatiquedroite|vignette|307x307px| Une embouchure d'estuaire et des eaux côtières, faisant partie d'un écosystème aquatique Un écosystème aquatique est un écosystème dans et autour d'un plan d'eau. Il s'oppose aux écosystèmes terrestres qui sont ceux que l'on trouve sur terre. Des communautés d'organismes dépendants les uns des autres et de leur environnement vivent dans les écosystèmes aquatiques. Les deux principaux types d'écosystèmes aquatiques sont les écosystèmes marins et les écosystèmes d'eau douce.
Environmental effects of miningEnvironmental effects of mining can occur at local, regional, and global scales through direct and indirect mining practices. Mining can cause in erosion, sinkholes, loss of biodiversity, or the contamination of soil, groundwater, and surface water by chemicals emitted from mining processes. These processes also affect the atmosphere through carbon emissions which contributes to climate change.
Zone humidevignette|La zone humide est un écotone mouvant entre terre et eau, interface complexe eau/air/sol. vignette|Le pâturage est un mode d'exploitation et de gestion des prairies humides. vignette|Les variations de niveau d'eau, notamment liées à des barrages artificiels ou de castors provoquent une mortalité épisodique de la ceinture arborée ici au lac Kaindy, Kazakhstan. vignette|Zone humide arrière littorale (comté de Marshall, Indiana, États-Unis. vignette|Tourbière acide à sphaignes (Henstedt-Ulzburg, Allemagne).
TourbièreUne tourbière est une zone humide caractérisée par le fait que la synthèse de la matière organique y est plus importante que sa dégradation en raison de la saturation en eau. La végétation, en mourant, s'accumule progressivement pour former de la tourbe, un sol caractérisé par sa forte teneur en matière organique, peu ou pas décomposée. Les écosystèmes tourbeux couvrent 3 % à 5 % des surfaces terrestres émergées, mais la biodiversité y est très élevée, et ils stockent le carbone de façon très efficace.
Succession écologiquevignette|La recolonisation d'un milieu perturbé passe par différents stades, du stade pionnier au stade théorique du climax. Ici, le boisement par des essences pionnières commence à gagner sur la strate herbacée. vignette|Cycle sylvogénétique résumé en six étapes, avec représentation des séquences propres aux six stades.Après un certain temps survient une perturbation qui fait reprendre le "cycle" à son début (ou à un stade intermédiaire si la perturbation est peu importante).
Freshwater ecosystemFreshwater ecosystems are a subset of Earth's aquatic ecosystems. They include lakes, ponds, rivers, streams, springs, bogs, and wetlands. They can be contrasted with marine ecosystems, which have a larger salt content. Freshwater habitats can be classified by different factors, including temperature, light penetration, nutrients, and vegetation. There are three basic types of freshwater ecosystems: Lentic (slow moving water, including pools, ponds, and lakes), lotic (faster moving water, for example streams and rivers) and wetlands (areas where the soil is saturated or inundated for at least part of the time).
Climax (écologie)vignette|La forêt de Daintree dans le Queensland australien est un exemple de climax en écologie forestière. Dans le domaine de l'écologie, le climax (du grec κλῖμαξ, klĩmax, escalier, échelle, gradation) désigne l'état final d'une succession écologique, l'état le plus stable dans les conditions abiotiques existantes. C'est un état théorique ; en réalité, différents stades de la succession écologique coexistent. Lorsque cet état est atteint, l'énergie et les ressources ne servent théoriquement qu'à maintenir cet état.