Sommeil paradoxalvignette|Polysomnographie. Encadré en rouge l'EEG lors du sommeil paradoxal, la barre rouge indique les mouvements oculaires. Le sommeil paradoxal, connu également comme le sommeil REM (Rapid Eye Movement), fait suite au sommeil lent (« sommeil à ondes lentes » désignant les stades 3 et 4), et constitue le cinquième et dernier stade d'un cycle du sommeil. Une « nuit » comprend de trois à six cycles successifs d'une durée chacun de 90 à 120 minutes.
NarcolepsieLa narcolepsie ou « maladie de Gélineau » est un trouble du sommeil chronique ou dyssomnie rare. Les symptômes peuvent inclure un temps de sommeil excessif, une impression de fatigue extrême ou encore le fait de tomber en cataplexie involontairement à un moment non adapté, comme au travail, à l'école ou dans la rue. Les patients atteints de narcolepsie souffrent habituellement de troubles nocturnes du sommeil et d'un temps de sommeil anormal, ce qui prête à confusion avec l'insomnie.
Paralysie du sommeilLa paralysie du sommeil est une parasomnie selon la Classification internationale des troubles du sommeil, qui se caractérise par le fait que le sujet, sur le point de s'endormir (paralysie hypnagogique) ou de s'éveiller (paralysie hypnopompique) mais tout à fait conscient, se trouve dans l'incapacité d'effectuer tout mouvement volontaire ou avec un extrême effort. Une fois un mouvement effectué, la victime reprend une maîtrise totale d'elle-même.
Sommeilvignette|250px|Deux hommes endormis sur un banc. Le sommeil est un état récurrent de baisse de conscience (sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée d'une diminution progressive du tonus musculaire, survenant à intervalles réguliers. L'alternance veille-sommeil correspond à l'un des cycles fondamentaux chez les animaux appartenant au rythme circadien. Chez l'être humain, le sommeil occupe près d'un tiers de la vie en moyenne.
Neurobiologie du sommeilThe neuroscience of sleep is the study of the neuroscientific and physiological basis of the nature of sleep and its functions. Traditionally, sleep has been studied as part of psychology and medicine. The study of sleep from a neuroscience perspective grew to prominence with advances in technology and the proliferation of neuroscience research from the second half of the twentieth century. The importance of sleep is demonstrated by the fact that organisms daily spend hours of their time in sleep, and that sleep deprivation can have disastrous effects ultimately leading to death in animals.
Trouble du sommeilUn trouble du sommeil (somnipathie) est un trouble médical pouvant avoir des causes physiologiques, environnementales ou comportementales (lié aux habitudes du sommeil d'un individu). En 2015, environ un adulte américain sur trois déclarait un trouble de sommeil. Certains troubles du sommeil sont suffisamment sérieux pour interférer au fonctionnement physique, mental et émotionnel. Un test communément utilisé pour quantifier les troubles du sommeil est la polysomnographie.
CataplexieLa cataplexie est un des symptômes majeurs de la narcolepsie : c'est une perte brusque du tonus musculaire sans altération de la conscience et survenant à un moment quelconque de la journée. Elle est typiquement déclenchée par une émotion : surprise, plaisir, rire ou colère, mais certaines cataplexies semblent survenir en l'absence d'une émotion caractérisée. La cataplexie peut concerner quelques muscles seulement (chute de la tête, impossibilité d'articuler la mâchoire et donc de s'exprimer verbalement, dérobement des genoux, effondrement des épaules) ou être beaucoup plus globale, entraînant la chute de la personne.
Trouble du comportement en sommeil paradoxalLe trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) fait partie des troubles du sommeil, plus précisément des parasomnies, elle-même spécifique du sommeil paradoxal (SP), tout comme les cauchemars et les paralysies du sommeil. Ils correspondent à la mise en acte d'un rêve, due à l'absence de l'atonie musculaire spécifique de ce type de sommeil. Alors que le sujet est profondément endormi, il se met tout à coup à parler, crier, gesticuler avec brusquerie. Il donne des coups, se précipite sur son partenaire ou saute violemment hors du lit.
Sleep cycleThe sleep cycle is an oscillation between the slow-wave and REM (paradoxical) phases of sleep. It is sometimes called the ultradian sleep cycle, sleep–dream cycle, or REM-NREM cycle, to distinguish it from the circadian alternation between sleep and wakefulness. In humans, this cycle takes 70 to 110 minutes (90 ± 20 minutes). Electroencephalography shows the timing of sleep cycles by virtue of the marked distinction in brainwaves manifested during REM and non-REM sleep.
Formation réticuléevignette|281x281px|Formation réticulée et posture La (ou ; également, en formatio reticularis) est une structure nerveuse du tronc cérébral à l'interface des systèmes autonome, moteur et sensitif. Elle a été mise en évidence la première fois en 1949 par et . Elle intervient dans la régulation de grandes fonctions vitales (comme les cycles veille-sommeil), le contrôle d'activités motrices réflexes ou stéréotypées, comme la marche ou le tonus postural et dans des fonctions cognitives telles que l'attention.
ParalysieLa paralysie ou plégie est une perte de motricité par diminution ou perte de la contractilité d'un ou de plusieurs muscles, due à des lésions de voies nerveuses ou des muscles : si le phénomène est incomplet, on parle de parésie. Les paralysies d'origine nerveuse sont centrales ou périphériques. Quelques maladies métaboliques du système musculaire peuvent être responsables de paralysies sans lésion nerveuse ni musculaire (myasthénie).
Conscience (biologie)thumb|La conscience, telle qu'elle était conçue au . Robert Fludd, Utriusque cosmi maioris scilicet et minoris [...] historia, tomus II (1619), tractatus I, sectio I, liber X, De triplici animae in corpore visione. En biologie, la conscience regroupe le sens de l'éveil, la connaissance de soi et la perception de l'environnement. L'étude de ce phénomène a été longtemps négligée sur le plan scientifique, faute d'outils conceptuels et expérimentaux, tandis qu'il faisait l'objet d'intenses débats dans les domaines de la philosophie, de la métaphysique, de la religion et de la psychologie.
Fugue dissociativeLa fugue dissociative est un trouble psychiatrique rare associant une fugue et une amnésie dissociative concernant l'identité personnelle. Cette fugue se manifeste à court terme (de quelques heures à plusieurs jours), mais peut durer pendant des mois, voire plus. La fugue dissociative s'accompagne d'une incapacité à se souvenir de son passé et l'adoption d'une nouvelle identité. C'est un symptôme répertorié dans les troubles dissociatifs avec les définitions suivantes : Dans la CIM-10 (F44.
Trouble de conversionUn trouble de conversion (ou trouble dissociatif de conversion) est un état dans lequel le patient présente des symptômes neurologiques tels qu'une paresthésie, une cécité, une paralysie ou autres déficits similaires sans que le système nerveux central ou périphérique n'ait subi de dommages organiques. Il est supposé que ces symptômes surviennent en tant que réponse dans la vie du patient, et la conversion est considérée comme trouble psychiatrique dans la Classification Internationale des Maladies (CIM-10) et dans la quatrième édition révisée du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM--TR).
Déclaration de Cambridge sur la conscienceLa Déclaration de Cambridge sur la Conscience (en anglais Cambridge Declaration on Consciousness) fait référence au manifeste initié par Jaak Panksepp, Diana Reiss, David Edelman, Bruno Van Swinderen, Philip Low et Christof Koch, puis signé en juin 2012 dans l'Université de Cambridge (Royaume-Uni) durant une série de conférences sur la conscience chez les animaux humains et non humains ; la Déclaration conclut que les animaux non humains ont une conscience analogue à celle des animaux humains.
Cerveau humainLe 'cerveau humain' a la même structure générale que le cerveau des autres mammifères, mais il est celui dont la taille relative par rapport au reste du corps est devenue la plus grande au cours de l'évolution. Si la baleine bleue a le cerveau le plus lourd avec contre environ pour celui de l'homme, le coefficient d'encéphalisation humain est le plus élevé et est sept fois supérieur à celui de la moyenne des mammifères.
Trouble de la dépersonnalisationLe trouble de la dépersonnalisation est un trouble dissociatif dans lequel un individu éprouve de manière durable ou répétitive des sentiments de dépersonnalisation et/ou de déréalisation. Le critère diagnostic inclut des sentiments persistants ou récurrents de détachement ou d'éloignement de soi-même. Des moments occasionnels de dépersonnalisation peuvent se produire, de fortes sensations persistantes ou récurrentes peuvent être un signe de gravité.
Dissociation (psychologie)En psychologie, la dissociation est une . Ainsi, la prise en compte de la réalité et du vécu est inhibée (pensée, jugement, sentiment), de façon temporaire ou durable, pour supporter un traumatisme psychique. On oppose la dissociation à la psychose qui est une perte de contact avec la réalité, et on distingue plusieurs niveaux de dissociation : la dissociation primaire isole l’expérience, c'est la situation de stress post-traumatique ; la dissociation secondaire est une désintégration de l’expérience, avec un et un ; la dissociation tertiaire est la genèse d'États du Moi indépendants (voir trouble dissociatif de l'identité).
RêveLe rêve est une « disposition de l'esprit généralement nocturne, survenant au cours du sommeil, et qui procure à l'individu éveillé des souvenirs nommés eux aussi rêves ». Au cours de l'histoire et des civilisations, le rêve a été un moyen de s'affranchir du temps et de l'espace ordinaires, pour accéder au surnaturel, aux ancêtres, au divin, ou encore comme un moyen de guérison, de connaissance et de révélation. L'approche rationnelle et scientifique en fait un processus ancré dans le corps et lié à l'activité cérébrale au cours du sommeil.
DissociativeDissociatives, colloquially dissos, are a subclass of hallucinogens which distort perception of sight and sound and produce feelings of detachment – dissociation – from the environment and/or self. Although many kinds of drugs are capable of such action, dissociatives are unique in that they do so in such a way that they produce hallucinogenic effects, which may include dissociation, a general decrease in sensory experience, hallucinations, dream-like states or anesthesia.