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La ferme vaudoise s’inscrit dans le paysage de plaine comme un témoin des évolutions du système agricole. Architecture de résistance, elle s’est construite comme un système autonome permettant une autosuffisance alimentaire. Comme beaucoup de typologies rurales, la ferme vaudoise regroupe sous le même toit habitat et activité. Ceci amène à reconsidérer la vie villageoise, où les besoins essentiels de la vie quotidienne sont couverts par les ressources de proximité. Car les villages sont délaissés, voués au statut de cités dortoirs, il s’agit dès lors de proposer une alternative à une politique d’aménagement centralisée à partir de la typologie étudiée, tout en prenant en compte les enjeux environnementaux et la crise des ressources actuels. Le projet s’implante dans la continuité de la rue existante et se structure sous la forme d’un dispositif qui alterne le logement et l’activité, en reprenant les qualités de la typologie originelle telles que le couloir traversant et la maisonnette compacte. De plus, le verger faisant partie intégrante d’un tel ensemble, une plantation d’arbres fruitiers en cultures associées, inspirée des principes agroécologiques, est introduite et complétée par une activité de transformation liée à cette production. Ainsi, le projet se propose comme un système semi-autonome inscrit dans l’économie locale d’un village pouvant être complétée par d’autres unités d’exploitation. Le principe pourrait s’étendre dans une vision territoriale par la multiplication de centres ruraux dans une politique économique de circuit court