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L’effervescence avec laquelle le domaine de l’architecture s’est emparé du « commun » ces dernières années s’est principalement cristallisée dans une dynamique de remise en cause des modèles architecturaux qui nous ont précédés et de célébration de l’informel. Pour appréhender les formalisations spatiales que pourrait porter une telle notion, il apparaît néanmoins utile de considérer le regain d’intérêt qui lui est accordé au regard d’un composant préexistant de la culture architecturale : l’espace collectif. En quoi le recours à ce statut architectural établi, revendiquant déjà une certaine autonomie entre l’espace public et le domaine privé, ne pourrait-il pas constituer une possible formalisation architecturale du commun ? L’analyse comparative d’un certain nombre d’exemples historiques cherche dans un premier temps à rendre compte des conditions d’émergence de spatialités bénéficiant d’un statut à part entière, potentiellement comparables à des biens communs. Les principales caractéristiques de ces espaces collectifs sont ensuite confrontées à celles des communs traditionnels, interrogeant leurs possibilités de recouvrement. La nature des rapprochements identifiés invite probablement la pratique architecturale à revendiquer une idée du commun qui lui soit propre.