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Le risque encouru par les habitations et les infrastructures situées au pied de versants rocheux dépend d'une part, de la fréquence des chutes et de la taille des blocs rocheux susceptibles de se détacher, et d'autre part de leur propagation jusqu'à ces enjeux. La fréquence et la taille des blocs sont généralement estimées de manière approximative (en observant les blocs déposés sur le versant) et une meilleure connaissance de ces données est nécessaire pour améliorer l'évaluation du risque. Le travail proposé consiste, dans un premier temps, à étudier la fréquence de départ des chutes dans différents contextes géologiques, à partir de scans laser terrestres (LiDAR) réalisés depuis 2009 sur différentes falaises alpines en collaboration avec l'Université de Lausanne. La comparaison entre les nuages de points obtenus sur une même falaise, à plusieurs années d'intervalle, permettra de déterminer la fréquence des chutes en fonction de leur volume (modélisation par une loi puissance). L'influence des paramètres géologiques sur cette fréquence sera étudiée. Dans un second temps, la propagation des blocs sera simulée afin de déterminer la fréquence d'impact sur les enjeux (nombre moyen d'impact par siècle en fonction du volume ou de l'énergie des blocs). Enfin, une méthode de cartographie de cette fréquence (aléa) sera proposée.