Risque financier systémiqueDans le domaine de la finance et de la macroéconomie, l'emploi du qualificatif « systémique » dans des expressions comme « risque financier systémique », ou « crise financière systémique », signifie qu'une économie entière est menacée - en tant que système - et non pas seulement des sous-ensembles du systèmes tels que des pays, entreprises collectivités ou ménages ou un seul secteur de l'économie.
Marché financierUn marché financier est un marché sur lequel des personnes physiques, des sociétés privées et des institutions publiques peuvent négocier des titres financiers, matières premières et autres actifs, à des prix qui reflètent l'offre et la demande. Les titres comprennent des actions et des obligations, ainsi que des produits de base, notamment des métaux précieux ou des produits de base agricoles. Le marché financier comprend le marché primaire (produit neuf) et le marché secondaire (produit d'occasion) qui sont complémentaires.
Emprunt (finance)Un emprunt est une dette financière à long terme, alors que les dettes à moyen et court terme sont habituellement appelées « crédits ». Un emprunt est une dette résultant de l'octroi de prêts remboursables à terme (fonds versés en vertu de dispositions contractuelles à l'exception des concours bancaires courants) qui participent, concurremment avec les capitaux propres, à la couverture des besoins de financement durable de l'entreprise.
Réglementation bancaireLa réglementation bancaire est la règlementation qui concerne les activités du secteur bancaire. Elle vise à soutenir la solidité et l'intégrité des établissements de crédit. Le Comité de Bâle Les missions du Comité de Bâle sont : le renforcement de la sécurité et de la fiabilité du système financier ; l’établissement de standards minimaux en matière de contrôle prudentiel ; la diffusion et la promotion des meilleures pratiques bancaires et de surveillance ; la promotion de la coopération internationale en matière de contrôle prudentiel.
Panique bancairethumb|200px|Ruée bancaire à la Northern Rock le Une ruée bancaire, panique bancaire ou course aux guichets (en anglais : bank run, deposit run, deposit run-off)), est un phénomène, souvent auto-réalisateur, dans lequel un grand nombre de clients d'une banque craignent qu'elle ne devienne insolvable et en retirent leurs dépôts le plus vite possible. Quand ce phénomène se déroule dans un temps long et sans panique, on parle de « bank jog » (panique bancaire larvée).
Secteur financierLe secteur financier est secteur économique qui regroupe toutes les activités qui se rapportent à la finance. On l'appelle parfois . Le secteur financier comprend notamment le secteur bancaire et celui de l'assurance. Le secteur financier regroupe les différentes activités des établissements de crédit, dont les banques font partie. Ce secteur est présent dans tous les pays du monde. En 2006, l'acteur le plus important était le groupe Citigroup, une entreprise américaine.
Trappe à liquiditéLa trappe à liquidité, ou piège à liquidité (de l'anglais liquidity trap), est un phénomène économique au cours duquel, . Ce phénomène a été proposé par l'analyse keynésienne, dont le but est d'expliquer quand la banque centrale devient incapable de stimuler l'économie par la voie monétaire. Une trappe à liquidité a lieu lorsque les gens thésaurisent de la monnaie, souvent parce qu'ils s'attendent à de la déflation, une demande agrégée insuffisante, ou une guerre.
TitrisationLa titrisation (securitization en anglais) est une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers tels que des créances (par exemple des factures émises non soldées, ou des prêts en cours), en les transformant, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux. Une telle titrisation s'opère en regroupant un portefeuille (c'est-à-dire un lot) de créances de nature similaire (prêts immobiliers, prêts à la consommation, factures mono-thématique.
FinanciarisationLa financiarisation est l'accroissement du rôle du secteur financier et de la finance au sens large dans le système économique d'un pays. La financiarisation s'entend, au sens strict, comme le recours accru à des modalités de financement qui exigent de passer par la finance de marché, c'est-à-dire par les marchés financiers, plutôt que par le système bancaire traditionnel. De manière plus générale, la financiarisation de l'économie renvoie à la croissance de la part des activités financières (services de banque, d'assurance et de placements, etc.
Instrument financierLes instruments financiers sont des titres ou contrats, dont certains sont négociables sur les marchés réglementés, certains exclusivement utilisés pour anticiper une rentabilité ou un risque financier ou monétaire. En France, les instruments financiers sont définis par l'article L. 211-1 du Code monétaire et financier, qui est, certes, une liste limitative, mais néanmoins suffisamment générale dans ses définitions pour ne pas constituer un frein a priori au développement des marchés financiers et à la création de nouveaux produits.
Dérivé de créditUn dérivé de crédit est un produit financier à terme visant à transférer le risque de crédit d'un actif d'une contrepartie "acheteuse de protection" vers une contrepartie "vendeuse de protection" en échange d'une rétribution financière. La protection pourra être exercée lors de l'occurrence d'un événement de crédit sur l'actif sous-jacent du dérivé de crédit. Il existe de nombreux produits dérivés de crédit, du plus simple (CDS single name) au plus complexe (CDO of CDO).
Marché obligataireLe marché obligataire est le marché sur lequel les entreprises ainsi que les États se financent, les investisseurs y déterminant les rendements obligataires. Le rôle historique des marchés obligataires était d'abaisser le coût de la dette royale, sans forcément y parvenir à leurs débuts. Henri II à Lyon a lancé en 1555, le premier marché obligataire, qui visait à offrir une liquidité au Grand Parti de Lyon, un emprunt de deux millions d'écus sur 11 ans, à intérêt de 16 %, « taux très supérieur aux précédents », de 12 % en moyenne.