Navette spatiale américaineLa navette spatiale américaine (en anglais Space shuttle ou Space Transportation System, STS) est un type de véhicule spatial conçu et utilisé par l'agence spatiale américaine (NASA), dont le vol inaugural remonte au et qui est retiré du service en , après avoir effectué un total de . Elle est composée de trois sous-ensembles : l'orbiteur , le réservoir externe et deux propulseurs d'appoint. Le terme « navette spatiale » s'applique uniquement à l'orbiteur, qui revient se poser comme un planeur sur une piste d'atterrissage et peut être réutilisé pour un nouveau vol.
Endeavour (navette spatiale)La navette spatiale Endeavour (prononciation anglaise [inˈdevər]) (désignation : Orbital Vehicle 105, ou l'OV-105) est la cinquième et la plus récente des navettes spatiales de la NASA. Elle tire son nom de l'Endeavour, navire commandé par l'explorateur James Cook au . La construction de Endeavour a commencé en 1987 pour remplacer Challenger, perdue dans un accident en 1986. Le contrat d'acquisition passé le était de 1,3 milliard de dollars US.
Columbia (navette spatiale)Columbia ou OV-102 (Orbital Vehicle-102) est la première navette spatiale américaine à avoir été dans l'espace lors de son premier vol le . Elle s'est désintégrée lors de son retour sur Terre le . Le choix de son nom renvoie à une ancienne dénomination du pays : Columbia. Une autre source indique que ce nom a été choisi d'après le premier navire américain à avoir sillonné le globe, le Columbia Rediviva, et également d'après le nom du module de commande d'Apollo 11.
Programme de la navette spatiale américaineLe programme de la navette spatiale américaine (en Space Shuttle program) est le quatrième programme de vol spatial habité mis en œuvre par la National Aeronautics and Space Administration (Nasa) après Mercury, Gemini et Apollo. Il assure le transport régulier des équipages et du fret terrestre jusqu'en orbite de 1981 à 2011. Son nom officiel est Système de transport spatial (en Space Transportation System, STS). Issu d'un plan de 1969 pour un système de vaisseau spatial réutilisable, il est le seul élément financé et développé.
Challenger (navette spatiale)thumb|Challenger lors de la mission STS-8. thumb|Challenger en route vers son pas de tir. Challenger ou OV-099 (Orbital Vehicle-099) était une navette spatiale américaine originellement conçue à des fins de test (STA-099). Elle porte le nom du bateau HMS Challenger, qui fit une expédition de 1872 à 1876 pour notamment mesurer la profondeur des océans, et a donné son nom au point le plus profond du globe, Challenger Deep (dans la fosse des Mariannes, à sous la surface de l'eau).
Amarrage (astronautique)thumb|330px|De 1998 à 2011, la Station spatiale internationale (que l'on voit ici en 2010 avec la navette spatiale Endeavour) a été construite par apport et amarrage de modules successifs. L’amarrage, dans le domaine de l’astronautique, est l’opération réalisée dans l’espace et destinée à rendre solidaires des engins spatiaux. L'amarrage est d'abord mécanique c'est-à-dire qu'il solidarise les deux engins spatiaux.
Enterprise (navette spatiale)Enterprise ou OV-101 (Orbital Vehicle-101) est la première navette spatiale américaine construite pour la NASA. vignette|Fred Haise et Gordon Fullerton (portant le masque à oxygène) dans le cockpit d'Enterprise en 1977. Le 26 juillet 1972, le contrat pour sa fabrication fut attribué à Rockwell International. Sa construction commença le 4 juin 1974 et son assemblage se termina le . Son premier vol eut lieu le (il fut retardé d'un jour, la NASA étant en deuil, à la suite du décès de Wernher von Braun).
Station spatiale internationalethumb|Le module Zvezda, cœur du segment orbital russe de la Station. thumb|Travaux d'assemblage : un astronaute se déhale sur la poutre qui supporte les panneaux solaires photovoltaïques. La Station spatiale internationale, en abrégé SSI (surtout au Canada francophone) ou ISS (d'après le nom anglais : International Space Station), est une station spatiale placée en orbite terrestre basse, occupée en permanence par un équipage international qui se consacre à la recherche scientifique dans l'environnement spatial.
Véhicule spatialUn véhicule spatial (rarement utilisé astronef ou spationef) est un véhicule conçu pour fonctionner dans l'espace. Les particularités de ce milieu déterminent la conception des véhicules spatiaux : la nécessité de sortir du puits gravitationnel terrestre qui limite la masse emportée, l'absence d'atmosphère, la nécessité d'une autonomie complète dans tous les domaines (énergie, propulsion, atmosphère et ravitaillement pour les engins emportant des équipages), les contraintes thermiques, les importantes distances à parcourir éventuellement, le bombardement par des particules énergétiques.
Navette spatialevignette|Décollage de la navette Columbia pour la mission STS-1 le 12 avril 1981, la première mission amenant des hommes dans l'espace depuis une navette. Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, désigne conventionnellement un véhicule spatial pouvant revenir sur Terre en effectuant un atterrissage contrôlé à la manière d'un avion ou d'un planeur et pouvant être réutilisé pour une mission ultérieure.
Discovery (navette spatiale)thumb|La navette Discovery Discovery ou OV-103 (Orbital Vehicle-103) est une navette spatiale américaine. Tout comme la navette Endeavour, elle porte le nom d'un des navires de James Cook, cartographe et explorateur anglais. Troisième navette spatiale américaine mise en orbite après Columbia et Challenger, elle effectua son premier vol le . (Sa construction ayant commencé le .) En service jusqu'au , elle réalisa la mise en orbite du télescope Hubble et le lancement de la sonde Ulysses.
Uncrewed spacecraftRobotic spacecraft or uncrewed spacecraft are spacecraft without people on board. Uncrewed spacecraft may have varying levels of autonomy from human input; they may be remote controlled, remote guided or autonomous: they have a pre-programmed list of operations, which they will execute unless otherwise instructed. A robotic spacecraft for scientific measurements is often called a space probe or space observatory. Many space missions are more suited to telerobotic rather than crewed operation, due to lower cost and risk factors.
Station spatialevignette|Extérieur de la Station spatiale internationale en novembre 2009. Une station spatiale est une installation en orbite ou déposée sur un astre, habitée par un équipage humain pendant une période prolongée, ne disposant pas de moyens de propulsion autonomes ou ne disposant que de moyens de propulsion réduits. Jusqu'à présent, seules des stations spatiales destinées à être en orbite terrestre basse ont été construites. Elles sont désignées comme « stations orbitales ».
Rendez-vous spatialthumb|Rendez-vous spatial entre les vaisseaux Gemini 6A et Gemini 7 Un rendez-vous spatial, en astronautique, est une rencontre organisée dans l'espace entre engins spatiaux, ou entre un engin spatial et un objet céleste à une vitesse relative nulle ou très faible. S'il s'agit d'un rendez-vous entre deux engins spatiaux habités et que ceux-ci s'amarrent l'un à l'autre, il peut y avoir mise en communication entre les espaces pressurisés ce qui nécessite de disposer d'un système de sas étanche.
Station spatiale chinoiseLa station spatiale chinoise (abrégé en SSC ; en ; China Space Station ou CSS) est une station spatiale d'une soixantaine de tonnes de la république populaire de Chine comportant trois modules dont l'assemblage a été terminé le . Son nom est Tiangong (en chinois : 天宮 ; c'est-à-dire Palais Céleste). Elle est placée sur une orbite basse de , doit permettre d'effectuer des expériences scientifiques en microgravité, de contribuer à la mise au point de technologies spatiales et de préparer les équipages chinois aux vols de longue durée.
Manœuvre orbitalevignette|Trajectoires des sondes Voyager de la NASA. Dans le domaine des vols spatiaux, une manœuvre orbitale est définie comme étant l’utilisation d’un système de propulsion spatiale afin de modifier l’orbite d’un astronef. Par exemple il peut s’agir de l’augmentation ou la diminution de la vitesse d’une sonde interplanétaire, de l’orientation d’un satellite, ou encore de la modification de l’inclinaison de son orbite. Par opposition, lorsque le véhicule spatial considéré n’est pas soumis à une manœuvre orbitale, on dit alors qu’il est en phase de vol balistique.
Orbitevignette|La Station spatiale internationale en orbite au-dessus de la Terre. En mécanique céleste et en mécanique spatiale, une orbite () est la courbe fermée représentant la trajectoire que dessine, dans l'espace, un objet céleste sous l'effet de la gravitation et de forces d'inertie. Une orbite est ainsi la courbe tracée par une trajectoire périodique. Dans le Système solaire, la Terre, les autres planètes, les astéroïdes et les comètes sont en orbite autour du Soleil.
Orbite sélénocentriquethumb|upright=0.8|Le module Apollo 11 en orbite sélénocentrique. En astronomie, l’orbite sélénocentrique (du grec selênê, « la lune »), ou orbite lunaire, est l'orbite d'un objet autour de la Lune. Certains programmes spatiaux comme Apollo utilisent le terme ambigu d'« orbite lunaire » (voir par exemple Rendez-vous en orbite lunaire), mais l'orbite sélénocentrique est distincte de l'orbite de la Lune autour de la Terre. L'orbite sélénocentrique se réfère à des orbites de divers engins spatiaux, habités ou non, autour de la Lune.
Orbite géosynchroneL'orbite géosynchrone, abrégée GSO (geosynchronous orbit), est une orbite géocentrique sur laquelle un satellite se déplace dans le même sens que la planète (d'ouest en est pour la Terre) et dont la période orbitale est égale à la période de rotation sidérale de la Terre (soit environ 23 h 56 min 4,1 s). Cette orbite a un demi-grand axe d'environ . Puisque le rayon de la Terre est de , l'altitude d'une orbite géosynchrone circulaire est au-dessus du géoïde terrestre ; on parle couramment de satellites à .
Orbite géostationnaireUne orbite géostationnaire (en abrégé GEO, geostationary orbit) est une orbite circulaire caractérisée par une période orbitale (durée d'une orbite) égale à la période de rotation de la planète Terre et une inclinaison orbitale nulle (donc une orbite dans le plan équatorial). Cette orbite est fréquemment utilisée par des satellites terrestres car elle leur permet de rester en permanence au-dessus du même point de l'équateur : depuis cette position, le satellite est visible depuis tous les points de l'hémisphère terrestre qui lui fait face et, a contrario, les instruments du satellite peuvent observer en permanence cet hémisphère.