Évaluation paresseuseL’évaluation paresseuse (), appelée aussi appel par nécessité ou évaluation retardée est une technique d'implémentation des programmes récursifs pour laquelle l'évaluation d'un paramètre de fonction ne se fait pas avant que les résultats de cette évaluation ne soient réellement nécessaires. Ces résultats, une fois calculés, sont préservés pour des réutilisations ultérieures. Dans un langage comme Haskell, l'évaluation est paresseuse par défaut.
MémoïsationEn informatique, la mémoïsation (ou mémoïzation) est la mise en cache des valeurs de retour d'une fonction selon ses valeurs d'entrée. Le but de cette technique d'optimisation de code est de diminuer le temps d'exécution d'un programme informatique en mémorisant les valeurs retournées par une fonction. Bien que liée à la notion de cache, la mémoïsation désigne une technique bien distincte de celles mises en œuvre dans les algorithmes de gestion de la mémoire cache. Le terme anglais « memoization » a été introduit par Donald Michie en 1968.
Stratégie d'évaluation (informatique)Un langage de programmation utilise une stratégie d'évaluation pour déterminer « quand » évaluer les arguments à l'appel d'une fonction (ou encore, opération, méthode) et « comment » passer les arguments à la fonction. Par exemple, dans l'appel par valeur, les arguments doivent être évalués avant d'être passés à la fonction. La stratégie d'évaluation d'un langage de programmation est spécifiée par la définition du langage même. En pratique, la plupart des langages de programmation (Java, C...
Code automodifiableUn code automodifiable est, en programmation informatique, un programme qui peut se modifier lui-même, c’est-à-dire appeler des routines, fonctions ou méthodes qui seront créées par le programme lui-même. En dehors de l'idée, qui relève pour le moment de la fiction, d'un robot qui modifierait lui-même sa finalité, l'utilisation la plus courante du code automodifiable est l'optimisation de la vitesse d'exécution d'un programme : par exemple un interpréteur peut analyser le code source qu'il est en train d'exécuter, se rendre compte qu'une fonction est appelée fréquemment, et en réaliser à la volée une version compilée, qui sera exécutée plus rapidement.
ThunkIn computer programming, a thunk is a subroutine used to inject a calculation into another subroutine. Thunks are primarily used to delay a calculation until its result is needed, or to insert operations at the beginning or end of the other subroutine. They have many other applications in compiler code generation and modular programming. The term originated as a whimsical irregular form of the verb think. It refers to the original use of thunks in ALGOL 60 compilers, which required special analysis (thought) to determine what type of routine to generate.
Programmation fonctionnelleLa programmation fonctionnelle est un paradigme de programmation de type déclaratif qui considère le calcul en tant qu'évaluation de fonctions mathématiques. Comme le changement d'état et la mutation des données ne peuvent pas être représentés par des évaluations de fonctions la programmation fonctionnelle ne les admet pas, au contraire elle met en avant l'application des fonctions, contrairement au modèle de programmation impérative qui met en avant les changements d'état.
Interprète (informatique)En informatique, un interprète, ou interpréteur , est un outil dont la tâche est d'analyser, de traduire et d'exécuter les programmes écrits dans un langage informatique. On qualifie parfois, , les langages dont les programmes sont généralement exécutés par un interprète de langages interprétés. Un interprète se distingue d’un compilateur par le fait qu’il effectue l’analyse et la traduction nécessaires à l'exécution d’un programme donné non pas une fois pour toutes, mais à chaque exécution de ce programme.
Programmation purement fonctionnelleEn informatique, la programmation purement fonctionnelle est un paradigme de programmation qui considère toutes les opérations comme l'évaluation de fonctions mathématiques. L'état et les objets immuables sont généralement modélisés à l'aide d'une logique temporelle, en tant que variables explicites représentant l'état du programme à chaque étape de son exécution : l'état d'une variable est transmis en tant que paramètre d'entrée d'une fonction de transformation d'état, qui renvoie l'état mis à jour en tant que partie de sa valeur de retour.
Chicken (Scheme implementation)Chicken (stylized as CHICKEN) is a programming language, specifically a compiler and interpreter which implement a dialect of the programming language Scheme, and which compiles Scheme source code to standard C. It is mostly R5RS compliant and offers many extensions to the standard. The newer R7RS standard is supported through an extension library. Chicken is free and open-source software available under a BSD license. It is implemented mostly in Scheme, with some parts in C for performance or to make embedding into C programs easier.
Short-circuit evaluationShort-circuit evaluation, minimal evaluation, or McCarthy evaluation (after John McCarthy) is the semantics of some Boolean operators in some programming languages in which the second argument is executed or evaluated only if the first argument does not suffice to determine the value of the expression: when the first argument of the AND function evaluates to false, the overall value must be false; and when the first argument of the OR function evaluates to true, the overall value must be true.
Continuation-passing styleIn functional programming, continuation-passing style (CPS) is a style of programming in which control is passed explicitly in the form of a continuation. This is contrasted with direct style, which is the usual style of programming. Gerald Jay Sussman and Guy L. Steele, Jr. coined the phrase in AI Memo 349 (1975), which sets out the first version of the Scheme programming language. John C. Reynolds gives a detailed account of the numerous discoveries of continuations.
Extension abélienneEn algèbre générale, plus précisément en théorie de Galois, une extension abélienne est une extension de Galois dont le groupe de Galois est abélien. Lorsque ce groupe est cyclique, l'extension est dite cyclique. Toute extension finie d'un corps fini est une extension cyclique. L'étude de la théorie des corps de classes décrit de façon détaillée toutes les extensions abéliennes dans le cas des corps de nombres, et des corps de fonctions de courbes algébriques sur des corps finis, ainsi que dans le cas des corps locaux (Théorie du corps de classes local).
Extension de corpsEn mathématiques, plus particulièrement en algèbre, une extension d'un corps commutatif K est un corps L qui contient K comme sous-corps. Par exemple, le corps C des nombres complexes est une extension du corps R des nombres réels, lequel est lui-même une extension du corps Q des nombres rationnels. On note parfois L/K pour indiquer que L est une extension de K. Soit K un corps. Une extension de K est un couple (L, j) où L est un corps et j un morphisme de corps de K dans L (les morphismes de corps étant systématiquement injectifs).
Extension radicielleDans la théorie des extensions de corps, à l'opposé des extensions algébriques séparables, il existe les extensions radicielles. C'est un phénomène spécifique à la caractéristique positive et qui apparaît naturellement avec les corps de fonctions en caractéristique positive. Soit une extension de corps de caractéristique . Un élément de est dit radiciel sur s'il existe un entier tel que . Une extension (algébrique) est une extension radicielle si tout élément de est radiciel sur .
Extension séparableEn mathématiques, et plus spécifiquement en algèbre, une extension L d'un corps K est dite séparable si elle est algébrique et si le polynôme minimal de tout élément de L n'admet que des racines simples (dans une clôture algébrique de K). La séparabilité est une des propriétés des extensions de Galois. Toute extension finie séparable satisfait le théorème de l'élément primitif. Les corps dont toutes les extensions algébriques sont séparables (c'est-à-dire les corps parfaits) sont nombreux.
Fermeture (informatique)Dans un langage de programmation, une fermeture ou clôture () est une fonction accompagnée de son environnement lexical. L'environnement lexical d'une fonction est l'ensemble des variables non locales qu'elle a capturées, soit par valeur (c'est-à-dire par copie des valeurs des variables), soit par référence (c'est-à-dire par copie des adresses mémoires des variables). Une fermeture est donc créée, entre autres, lorsqu'une fonction est définie dans le corps d'une autre fonction et utilise des paramètres ou des variables locales de cette dernière.