Christophe-Paulin de La Poix de Fréminville, dit le Chevalier de Fréminville ( à Ivry-sur-Seine - à Brest), est un officier de marine, savant, archéologue et écrivain français. Capitaine des frégates du roi, il est fait chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de celui de l'ordre du Christ de Portugal. Il est par ailleurs membre des sociétés de philomathique et d'histoire naturelle de Paris. Il est l'un des pionniers du travestissement. Fréminville appartenait, par son père et par sa mère, à deux familles d'ingénieurs : il est le fils aîné d'Elisabeth Théodore de la Poix de Freminville, ingénieur dans les Ponts et Chaussées au Havre de Grâce, et de Marie Adélaïde Chezy (fille d'Antoine Chézy). Il commence sa carrière maritime en 1801, alors âgé de quatorze ans, comme aide de camp amateur de La Touche-Tréville. Il se distingue sur la canonnière l’Etna, lors de la seconde attaque de Boulogne par Nelson. Il participe à l'expédition de Saint-Domingue, d'abord comme novice à bord de l’Intrépide, puis sur la Valeureuse. Il revient en France à bord du Swiftsure, qui ramène le corps du général Leclerc, l'époux de Pauline Bonaparte. De retour en janvier 1803, il est promu enseigne. La même année, il est blessé dans un combat entre la canonnière qu'il monte et une frégate britannique. En 1806, sur la Sirène commandée par le capitaine Le Duc, il fait partie de la division des frégates envoyées dans les mers voisines du pôle boréal pour détruire les baleiniers anglais. Pendant la campagne, il remplit la triple fonction de major des signaux, adjudant de la division et hydrographe. Après avoir relevé l'île d'Enckuysen, l'expédition pousse jusqu'à de la pointe sud du Spitzberg, sans pouvoir y aborder. Après avoir fait quelques prises, elle revient vers l'Islande, où Fréminville détermina avec soin plusieurs points du littoral, puis croise en Irlande. La Sirène et une autre des frégates reviennent en France en septembre 1807. Fréminville est promu lieutenant de vaisseau en 1811.