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Essertines-sur-Rolle est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Nyon. Essertines (Sèrteûnè en patois vaudois) est dérivé du français et franco-provençal essart, essert, « terre défichée » (du bas-latin exsartum, « défichement, lieu défriché »). Le suffixe latin -inas exprime la petitesse. La forme composée Essertines-sur-Rolle est tardive, et sert à distinguer les différentes localités qui portent le même nom. Premières mentions : 1000 env. in villa Essertines ; 1141 env. Ersertines ; 1180 Essertines ; 1228 Essertines. D'or à trois anneaux entrelacés de sable, au chef de sinople chargés d'un flanchis d'or. En 1925, la commune a adopté des armoiries dont les trois anneaux entrelacés symbolisent l'union d'Essertines, Châtel et Bugnaux. Le flanchis (terme héraldique désignant une croix de saint André) perpétue le souvenir du saint patron de l'église. Les habitants de la commune se nomment les Essertinois (ou les Serteuillus ; fém. : Sertenières). Ils sont surnommés les Croque-Lendines (lè Croqua-Leindine en patois vaudois, soit peut-être ceux qui mangent les poux). Les habitants de la localité de Bugnaux se nomment les Bugnaulans. La commune compte 337 habitants en 1764, 434 en 1798, 564 en 1850, 453 en 1900, 402 en 1950, 296 en 1980 et 496 en 2000. gauche|vignette|Le temple. Église Saint-André, puis temple. Une église carolingienne () a été trouvée en fouilles. Au , ce lieu de culte est disputé entre l'abbaye d'Ainay (Lyon) et le prieuré Saint-Jean à Genève. Ce dernier l'emporte et conserve le patronage de l'église. Subsiste un chœur médiéval, ajouré de fenêtres vers 1412 et 1518. Reconstruction partielle de la nef en 1689 et 1692. L'ancien clocher à arcades est remplacé en 1809. Classée monument historique en 1955. Château de Mont-le-Vieux. La première mention du château (ne pas confondre avec Mont-le-Grand, qui fut à la famille des Monts), alors aux mains des seigneurs de Cossonay-Prangins, remonte à 1179. En été 1293, Amédée de Savoie confisque cette place forte qui, avec Nyon, Prangins et Bioley, tombe ans l'apanage de son frère, Louis de Savoie (v.