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Pierre André Latreille (né le à Brive-la-Gaillarde et mort le à Paris) est un entomologiste français. Il publie son premier ouvrage important en 1796 (Précis des caractères génériques des insectes) et travaille au Muséum national d'histoire naturelle. Son travail sur la systématique et la taxonomie des arthropodes lui vaut le respect et de nombreux éloges, et notamment le fait que Georges Cuvier lui demande d'écrire le volume sur les arthropodes de son œuvre monumentale Le règne animal, seule partie qui ne soit pas écrite par Cuvier. Latreille est considéré comme l'entomologiste le plus important de son temps et est décrit par l'un de ses élèves comme « le prince des entomologistes ». Fils naturel de Jean de Sahuguet d'Amarzit, baron d'Espagnac (gouverneur des Invalides en 1766), il est abandonné à sa naissance par sa mère et ne sera jamais reconnu par son père. Il est élevé dans une famille très modeste. Il fait ses études au collège de Brive puis à Paris au collège du cardinal Lemoine. Il est ordonné diacre en 1786, puis vraisemblablement prêtre, et retourne à Brive où il consacre, avec l'aide financière du baron d'Espagnac, son temps libre à l'entomologie. Il revient à Paris en 1788. Au cours de ses études, Latreille s'intéresse à l'histoire naturelle en visitant le Jardin du Roi planté par Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon et en attrapant des insectes autour de Paris. Il suit des cours de botanique de René Just Haüy, qui le font entrer en contact avec Jean-Baptiste Lamarck. Refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé à la Révolution, il est arrêté en 1793, emprisonné à Bordeaux et condamné à la déportation au bagne de Cayenne. Latreille se plaisait à raconter qu'il devait la vie à un insecte (un coléoptère, la Nécrobie à col roux, Necrobia ruficollis) qu'il avait découvert dans sa geôle. À l'automne 1794, le médecin de la prison, voyant son érudition entomologique, le signale au jeune naturaliste local Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (il a alors 15 ans et connaît déjà ses travaux), qui le fait libérer in extremis, peu avant sa déportation.