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Simon le Cananéen ou Simon le Zélote (de l’hébreu שִׁמְעוֹן Shiemone), est un Juif du et l'un des douze apôtres de Jésus-Christ. Il est un apôtre, à ne pas confondre avec le disciple Simon le Magicien qui lui aussi devint chrétien (Actes 8, 9-13). La tradition voit l'apôtre Simon comme un des quatre « demi-frères » de Jésus (Mathieu 13, 55 et Marc 6, 3). Un texte attribué à Hippolyte de Rome indique que Siméon de Clopas aurait lui aussi été surnommé « le Zélote ». Sur cette base, certains auteurs émettent l'hypothèse que Simon le Cananéen aurait pu être le deuxième évêque de Jérusalem. Simon est mentionné dans les listes des douze apôtres figurant dans les trois évangiles synoptiques (Mc 3, 18 ; Mt 10, 4 ; Lc 6, 15) et les Actes des Apôtres (Ac 1, 13). Il figure aussi dans plusieurs sources chrétiennes occidentales, mais ne fait pas partie des Hommes illustres auxquels saint Jérôme consacre une notice. On le rencontre beaucoup plus souvent dans les sources chrétiennes orientales, écrites notamment en syriaque. Il est appelé Cananéen pour le distinguer de l'apôtre Pierre ayant d'abord le même nom et sans doute parce qu'il est natif de la ville de Cana, là où Jésus de Nazareth va opérer son premier miracle en changeant de l'eau en vin à des noces, qui sont considérées par certains, notamment des orthodoxes, comme celles de Simon lui-même. Autrement, l'hébreu qin’ah de qana’ traduit en latin par cananæus signifie « plein d'ardeur », « zélé » ou « jaloux ». Dans les évangiles de Marc et de Matthieu on trouve Simon Kananaios (« Cananéen ») (probablement une translittération de la tournure hébraïque qannaim, du verbe qana’, « être jaloux », c'est-à-dire être « plein de zèle », « zélote »). Pour André Paul, l'auteur de l'évangile de Marc, ayant écrit au moment du triomphe de Titus et de Vespasien consécutif à la prise de Jérusalem (v. 71) a conservé la forme hébraïque dans ce texte pourtant écrit en grec. Une quinzaine d'années plus tard, l'évangéliste Luc s'affranchira de cette contrainte linguistique.