Carl Philipp Joseph von Wrede, né le à Heidelberg, mort le à Ellingen en royaume de Bavière, est un feld-maréchal bavarois de la Révolution et de l’Empire. D'une famille noble, il est le plus jeune des trois enfants de Ferdinand-Joseph, baron de Wrede, conseiller intime et secrétaire de la cour suprême. Carl Philipp fait ses études dans sa ville natale. Destiné à l'administration forestière, il préfère la carrière de la magistrature dans le Palatinat électoral, et est d'abord conseiller à Mannheim, puis en 1792, assesseur à la Haute Cour d'Heidelberg. La guerre qui éclate entre la France et l'Autriche l'a fait appeler par le prince de Hohenlohe aux fonctions de commissaire civil dans le Palatinat, il suit en cette qualité, de 1793 à 1798, les armées de Wurmser, du duc Albert et de l'archiduc Charles en Italie et en Allemagne, et prend souvent une part directe aux opérations militaires. Ses services l'ont fait élever en 1795, au grade de colonel. À la déclaration de la campagne de 1799, il lève un corps de volontaires du Palatinat électoral qu'il conduit à l'archiduc Charles. Ce corps coopère brillamment à toute cette campagne et à la suivante, terminée par la bataille de Hohenlinden, où une des brigades d'infanterie du Palatinat qu'il commande protège avec brio la retraite des troupes impériales de Kray sur Ulm. Commandant l'avant-garde au combat de Memmingen, sa conduite lui a valu, le , le grade de major-général. Après la signature de la paix de Lunéville, il se consacre à l'organisation de l'armée bavaroise, qui commençait une période de réformes. Wrede se rend très populaire et se trouve bientôt appelé à devenir un des meilleurs lieutenants de , lorsque celui-ci, détachant la Bavière de l'alliance autrichienne, en a fait son fidèle auxiliaire jusqu'en 1813. Promu au grade de lieutenant général le , et placé à la tête des troupes bavaroises, auxiliaires des françaises lors de la campagne de 1805, il a à soutenir, à la fin de cette année-là, la première attaque de l'Autriche.