Le Living Lab est une méthodologie où citoyens, habitants, usagers sont considérés comme des acteurs clés des processus de recherche et d’innovation. Cette expression anglaise désigne, y compris dans la littérature et la pratique francophone, la notion de laboratoires vivants. En 2014, on dénombre plus de 340 Living Labs dans le Monde. La notion de Living Lab émerge à la fin des années 1990 aux États-Unis au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT), grâce aux travaux de trois professeurs qui créent le premier Living Lab géré par un consortium de recherche. En Europe, le développement des Living Labs a lieu à partir de 2006 dans le contexte de la Stratégie de Lisbonne pour relancer l'emploi. La présidence finlandaise de la Communauté européenne lance le projet Living Labs Europe ayant pour objectif de susciter et fédérer des initiatives locales en créant un réseau européen des Living Labs, appelé European Network of Living Labs (ENOLL). Le réseau ENOLL prend le statut d'association en 2010. Un Living Lab regroupe des acteurs publics, privés, des entreprises, des associations, des acteurs individuels, dans l’objectif de tester « grandeur nature » des services, des outils ou des usages nouveaux. Il s’agit de sortir la recherche des laboratoires pour la faire descendre dans la vie de tous les jours, en ayant souvent une vue stratégique sur les usages potentiels de ces technologies. Tout cela se passe en coopération entre des collectivités locales, des entreprises, des laboratoires de recherche, ainsi que des utilisateurs potentiels. Il s'agit de favoriser l'innovation ouverte, partager les réseaux et impliquer les utilisateurs dès le début de la conception. Le Living Lab est une méthodologie où citoyens, habitants, usagers sont considérés comme des acteurs clés des processus de recherche et d’innovation. Cette approche est censée stimuler les collaborations entre des profils hétérogènes de personnes dans le but de développer des découvertes inattendues.