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vignette|droite|Les révolutionnaires sur Deák Ferenc tér. La révolution des Asters (en hongrois : Őszirózsás forradalom), parfois nommée révolution des Chrysanthèmes ou révolution hongroise de 1918, est un épisode révolutionnaire de l'histoire de la Hongrie durant lequel le socialiste Mihály Károlyi fonde l'éphémère République démocratique hongroise. Alors que la Première Guerre mondiale tourne à l'avantage des Alliés et que l'armée française d'Orient traverse le Danube depuis la Serbie, le « Conseil national social-démocrate hongrois » réclame l'indépendance de la Hongrie. Très tôt dans la matinée du , les activistes sociaux-démocrates, reconnaissables par un chrysanthème à leur boutonnière, prennent le contrôle des principaux bâtiments publics de Budapest. Cela entraîne alors la démission du ministre-président Sándor Wekerle, tandis que l'ancien ministre-président István Tisza est assassiné par des soldats mutinés de l'armée hongroise. À la fin de la journée, le roi Charles IV de Habsbourg accepte le coup d'État et nomme Mihály Károlyi à la tête du gouvernement. Le , Charles publie une proclamation reconnaissant le droit de la Hongrie à déterminer la forme de l'État. La République démocratique hongroise est alors proclamée en tant que nation indépendante et Károlyi en devient le président le qui marque la dissolution de l'empire austro-hongrois. Mais les Slovaques de Haute-Hongrie, les Ukrainiens de Ruthénie subcarpathique, les Roumains de Marmatie, de Transylvanie, du Körösvidek et du Banat oriental, les Serbes et les Croates du Banat occidental, de la Bacska, de la Slavonie et de la Croatie proclament aux aussi leurs indépendances, par rapport à Budapest cette fois, de sorte que la jeune République démocratique hongroise ne contrôle de fait que la Hongrie centrale et le pays sicule, tandis que la Tchécoslovaquie naissante contrôle la Haute-Hongrie, la Roumanie l'est du pays, et l'État des Slovènes, Croates et Serbes le sud.