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L’uranium 233, noté U, est l'isotope de l'uranium dont le nombre de masse est égal à 233 : son noyau atomique compte et , a un spin 5/2+, pour une masse atomique de . Il est caractérisé par un excès de masse de et une énergie de liaison nucléaire par nucléon de . Il possède une demi-vie d'environ . C'est un isotope fissile issu du thorium 232 au cours du cycle du thorium. L' a fait l'objet de recherches pour usages militaire et civil, mais il n'a jamais été utilisé hors expérimentation pour l'un ou pour l'autre, même s'il a été utilisé avec succès dans des réacteurs nucléaires expérimentaux. L'uranium 233 est produit par irradiation neutronique du ; lorsque le absorbe un neutron, il se transforme en , qui a une demi-vie de . Le se désintègre ensuite en par . Ce dernier a une demi-vie de et se désintègre à son tour par en . ⟶ . Certains ont proposé des modèles de réacteur nucléaire à sels fondus pour isoler physiquement le protactinium afin d'empêcher une capture neutronique supplémentaire parasite avant cette . L'uranium 233 se fissionne généralement par capture neutronique, mais il arrive qu'il conserve ce neutron et se transforme en uranium 234. Le ratio capture sur fission est à ce titre plus petit que ceux des deux autres isotopes fissiles majeurs, l'uranium 235 et le ; il est aussi plus bas que celui du plutonium 241, un isotope à vie courte, mais plus grand que celui du neptunium 236, un isotope très difficile à produire. vignette|Réacteur nucléaire expérimental à sels fondus. vignette|Réacteur nucléaire de Shippingport. vignette|Centrale allemande THTR-300. Le public a été informé pour la première fois en 1946 que de l' produit à partir du thorium était « une troisième source disponible d'énergie nucléaire et de bombe atomique » (de même que U et Pu), par un rapport de l'ONU est un discours de Glenn T. Seaborg. Pendant la Guerre froide, les États-Unis ont produit environ deux tonnes d', de puretés chimiques et isotopiques variées. Elles ont été produites au complexe nucléaire de Hanford et au Savannah River Site, dans des réacteurs prévus pour produire du .