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Les territoires font aujourd’hui face à de profonds changements qui se manifestent d’abord d’un point de vue morphologique mais aussi temporel (Gwiazdzinski & Drevon, 2014). Ces changements se traduisent par la transformation des rythmes et des rites (Lefèbvre, 1992). Celle-ci fait apparaître de nouveaux agencements temporels qui entrent en tension et tentent de cohabiter à l’intersection des différentes sphères de la vie quotidienne (Munch, 2019). D’un côté, certaines populations répondent aux injonctions multiples à l’activité (Drevon, 2019) et sont soumises à différentes formes d’accélérations (Rosa, 2010). De l’autre, certains groupes recherchent un ralentissement du rythme de vie (Heike & Knox, 2006) dans la perspective d’une meilleure qualité de vie (Kaufmann & Ravalet, 2019). Bien que des initiatives de politiques temporelles émergent depuis le début des années 1990 (Bonfiglioli, 1997 ; Mallet, 2013 ; Munch, 2014), les politiques publiques doivent s’adapter pour faire face à la pluralité des rythmes individuels et collectifs (Drevon et al., 2019) et aux nouvelles formes d’injustices et de vulnérabilités temporelles qui tendent à apparaître dans la mesure où le temps devient une ressource de plus en plus rare dans les sociétés occidentales (Szollos, 2009 ; Crozet, 2019). La session se propose de réinterroger les politiques temporelles à plusieurs niveaux. Il s’agit d’abord de discuter des dispositifs et des outils d’observation des rythmes et des temporalités sociales, puis d’explorer les leviers d’actions potentiels pour une politique de gestion et de régulation des rythmes urbains. Dans cette perspective, la session propose d’ouvrir la discussion à plusieurs champs des politiques publiques : mobilité, travail, politiques de la famille, services publics, parité, logement et insertion sociale. Les propositions attendues sont d’ordre théorique, méthodologique et empirique et peuvent se référer aux différentes disciplines des sciences sociales. La session est également ouverte aux professionnel·le·s et aux praticien·ne·s.